jeudi, 29 novembre 2007

La contribution de l'UE à la paix et à la sécurité du continent Africain

ecb37ab7ed382df6dd3428abbf998f7f.gifDepuis plusieurs décennies, l'Europe, au travers notamment des Communautés Economiques Européennes (CEE) et aujourd'hui de l'Union Européenne (UE), en raison précisément des liens historiques de certain de ses membres et de sa proximité avec le continent, a joué un rôle important, au même titre que plusieurs autres acteurs tels que l'Organisation des Nations Unies (ONU), plusieurs pays occidentaux (Européens et non), y compris les Etats-Unis bien entendu, dans les domaines du développement, de la démocratisation, de l'instauration et le renforcement de la gouvernance et de l'état de droit, du soutien à l'intégration régional et de la prévention, de la gestion et de la résolution des conflits en Afrique.

Le document ci-joint aborde la contribution de l'Union Européenne en s'interrogeant notamment de savoir si cet acteur est le champion de l'environnement sécuritaire et de paix Africain. Ce faisant, il aborde le cadre juridique et politique à travers lequel se développe cette contribution; sous le couvert notamment du processus actuellement en cours visant à faire de l'UE un acteur global et réellement influent de la scène internationale, à le doter d'une politique étrangère et de sécurité commune et à renforcer ses différentes capacités civiles et militaires dans les domaines de la planification, du contrôle, du commandement et de la direction de ses interventions sur des théâtres de crise à l'étranger. Après avoir ébauché l'architecture de paix et de sécurité en train de se mettre en place en Afrique, après en avoir dresser un état des lieux de la mise en oeuvre, ce papier illustre la contribution concrète de l'UE dans les domaines de la prévention, de la gestion et de la résolution des conflits en Afrique.

19:50 Publié dans Afrique , Opérations de paix , Point de vue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

lundi, 05 novembre 2007

La Chine respecte-t-elle les engagements qu'elle a pris envers l'Afrique?

bd4b656546ce107a0b59f49ffe835fff.pngIl y a près d'un an, en novembre 2006, à l'issu du Forum sur la coopération sino-africaine, les autorités Chinoises prenaient des engagements qui devaient permettre le renforcement de la coopération entre les deux acteurs et de soutenir le développement des pays africains en établissant un "nouveau type de partenariat stratégique avec l'Afrique caractérisé par l'égalité et la confiance mutuelle sur le plan politique, la coopération gagnant-gagnant sur le plan économique et les échanges et l'inspiration mutuelle sur le plan culturel..." Un plan d'action en a résulté intitulé Plan d'action de Beijing (2007-2009). Un an après, où en est-on dans sa mise en oeuvre et dans la concrétisation des engagements pris?

C'est la mise en oeuvre effective de ce Plan d'action et le respect des engagements pris  qu'a voulu défendre et démontrer l'Ambassadeur de Chine au Sénégal, Ju Shaye, dans une tribune publiée dans la presse locale. Cette tribune évoque les "énormes efforts et (...) résultats satisfaisants" remportés dans les principaux domaines qui avaient été identifiés: domaine politique, domaine économique, coopération dans les affaires internationales et domaine du progrès social.

Sur le plan politique, le diplomate a évoqué la multiplication des échanges de haut niveau entre la Chine et l'Afrique avec, côté Chinois, au cours des huit derniers mois, les visites dans 20 pays africains du Président chinois, Hu Jintao, du Président du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale de Chine, Wu Bangguo, et du Président du Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois, Jia Qinglin, ainsi que du ministre des Affaires étrangères de Chine, et, côté africain, la visite en Chine de trois Présidents, un Premier ministre, sept ministres des Affaires étrangères et plus de 90 ministres.

De plus, "conformément au principe déterminé dans le Plan d’action de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine", les deux parties ont tenu, le 26 septembre 2007 à New York, "le premier tour des consultations politiques entre le chef de la diplomatie chinoise et ses homologues africains, pour lancer officiellement le mécanisme de dialogue politique régulier entre les ministres des Affaires étrangères chinois et africains dans le cadre du Forum". La concertation et la coopération s'est également accrue entre la Chine, l’Union Africaine (UA) et les organisations sous-régionales africaines avec notamment un soutient techniques et financiers à ces dernières; soutient qui s'est caractérisé par des "aides en matériel et en espèces aux opérations de maintien de la paix de l’UA au Soudan (AMIS) et en Somalie (AMISOM)" et par la prise en charge par la Chine de la construction d'un nouveau Centre de conférence de l'UA.

Il citera ainsi dans le domaine économique les investissements chinois qui se seraient accrus de façon régulière, les champs de coopération élargis avec, dans les "six premiers mois de l'année 2007, les investissements directs réalisés par les entreprises chinoises en Afrique ayant atteint 485 millions de dollars US" et le fonds de développement Chine-Afrique, "visant à encourager les entreprises chinoises performantes et crédibles à investir en Afrique et à s'engager dans les projets permettant d'élever le niveau technologique des pays africains, d'accroître les emplois et de promouvoir le développement socio-économique des pays d'accueil" devenu opérationnel en juin 2007.

S'il est indéniable, et louable, que la coopération sino-africaine ne cesse de s'intensifier et de se diversifier, on pourra bien sûr s'interroger sur le cadre politique (ou son absence) dans lequel cette assistance de la Chine est mise en oeuvre et notamment sur l'attitude de ses autorités sur un certain nombre de dossiers politiques tels que son soutien aux régimes de Khartoum, soutien qui a très souvent constitué un obstacle et miné les efforts entrepris au niveau du Conseil de sécurité de l'ONU. On pourrait également évoquer une fois de plus ce qu'on pourrait interpréter comme un manque de préparation de la plupart des pays africains qui n'auraient pas véritablement défendu au mieux leurs intérêts et anticipé les conséquences que pourrait avoir cette coopération pour leur marché du travail, pour leur tissu artisanal, commercial, etc. Ce qui pourrait, en partie, s'expliquer par la position de demandeur (est-ce véritablement un partenariat équitable et égal?) dans laquelle ils se trouvent, ce qui ne justifierait cependant pas un manque de vision propre.

------

Notes connexes:

Chine-Afrique: les dessous d'une relation qui se voudrait mutuellement bénéfique

Approches pour le développement et la coopération avec l'Afrique en question?

La Chine continue son investissement sur l'Afrique

10:50 Publié dans Afrique , Développement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

dimanche, 14 octobre 2007

Afrique: regain d'intérêt géostratégique?

L'Afrique [re]devenue un enjeu stratégique et géostratégique? A-t-elle cessé de l'être? Quels sont les domaines dans lesquels cet intérêt pour l'Afrique s'exprime-t-il? Ces questions ont été débattues par des intellectuels, journalistes et observateurs dans le cadre de l'émission de RFI, le "Débat Africain" du dimanche 14 octobre 2007. Sont notamment abordés les enjeux relatifs à la lutte contre le terrorisme, l'importance des ressources pétrolières et minières (uranium notamment) dans la stratégie des puissances étrangères, illustrés par l'activisme de la Chine, par la volonté des Etats-Unis de mettre en place un commandement militaire en Afrique (AFRICOM), etc.

Face à ce "retour" au premier plan, qu'elle est la réaction des Etats africains? Disposent-ils des capacités et ressources nécessaires pour définir leurs intérêts, pour gérer au mieux de leurs intérêts ce regain d'intérêt, pour faire prévaloir leur vision et articuler des stratégies et tactiques appropriées? Sont-ils prêts à saisir les opportunités qui sont attachées à cette dynamique?

Pour apporter un certain nombre de réponses ou apporter des pistes, ce débat est instructif.


podcast
podcast

--------

Au cas où le débit vocal des éléments sonores n'est pas normal, cliquez directement sur "Podcast".

12:30 Publié dans Afrique , Média , Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

mercredi, 08 août 2007

Force Hybride ONU-UA au Darfour

La résolution 1769 adoptée le 31 juillet dernier par le Conseil de sécurité des Nations Unies autorisant le déploiement de la plus grande (1) et onéreuse (2) opération de maintien de la paix actuellement dans le monde: l'Opération hybride UA-ONU au Darfour (Soudan), la MINUAD. Cette mission qui a reçu pour mandat d'assurer, entre autre, la protection des travailleurs humanitaires et des populations dans cette région en crise depuis un peu plus de quatre ans a largement été salué par la communauté internationale. Elle marque une première en ce qui concerne son caractère conjoint, ONU-UA; sorte de compromis entre une Union Africaine (UA), qui malgré les difficultés diverses auxquelles elle fait face dans le déploiement de ses opérations de paix, entend renforcer son rôle dans le domaine de la paix et de la sécurité du continent, et une ONU qui malgré tout conserve une responsabilité première dans la maintenance de la paix et de la sécurité internationales et demeure à cet égard le partenaire idéal et obligé de l'UA dans ce domaine sensible. Par ailleurs, la grande mobilisation internationale dont a fait l'objet la question du Darfour, n'en faisant plus une affaire strictement africaine, que l'intervention de cette dernière n'avait pas réussi à régler, peut également expliquer cet issue.

Malgré cette décision qui marque une évolution notable dans le cadre de la gestion et de la résolution de cette situation, il ne faudrait pas faire preuve d'un trop grand enthousiasme et, au contraire, rester plus que jamais mobilisé. Il faut s'accorder ainsi sur le fait que cette force ne constituera pas la panacée à la résolution du conflit. Dans le contexte qu'est celui du Soudan et du Darfour plus particulièrement, un certain nombre d'actions et d'initiatives politiques notamment, doivent être entreprises et soutenues. A ce titre, les négociations prévues pour septembre 2007 entre le gouvernement de Khartoum et les mouvements rebelles, qui avaient été exclus du précédent Accord de paix signé en mai 2005, revêtent une importance tout aussi particulière sur la voie vers un accord de paix inclusif, bref vers une paix réelle à "maintenir". Il est tout aussi important d'établir et de mettre en oeuvre un cessez-le-feu entre tous les protagonistes (Gouvernement et ses supplétifs Janjaouites, mouvements rebelles).

Dans cette perspective, l'accord sur un plateforme commune de revendications issue de la réunion qui a eu lieu du 4 au 6 août dernier à Arusha (Tanzanie) sous les auspices de l'ONU et de l'UA constitue un pas non négligeable, quoique fragile et assez superficiel. Cette plateforme porte entre autre sur la question des compensations financières à accorder aux personnes déplacées au Darfour, sur la question foncière, ainsi que sur une meilleure représentation au niveau des institutions fédérales (écoutez l'interview de Roland Marchal sur RFI notamment au sujet de ce qu'on peut attendre de cette rencontre). La phase des négociations proprement dites avec le gouvernement de Khartoum s'annonce quant à elle plus difficile compte tenue de la réaction initiale des autorités soudanaises par rapport à certaines des demandes figurant dans la plateforme commune de revendications des mouvements rebelles (voir le lien suivant).

A présent que cette opération a vu le jour, sur le papier du moins, beaucoup reste encore à faire, d'un point de vue technique, afin qu'elle devienne un réalité sur le terrain et qu'elle puisse donner toute la mesure de sa capacité dans la perspective d'une contribution effective à la stabilisation et à l'amélioration de la situation humanitaire et sécuritaire au Darfour. Sa constitution et son déploiement effectif revêtent ainsi de nombreux défis. Le premier d'entre eux porte sur sa constitution. En effet, il ne sera pas facile de rassembler les 26.000 militaires et policiers, qui selon la logique de la force, devraient principalement être Africains.

A ce niveau, l'on peut déjà exprimer quelques inquiétudes quant à la possibilité pour les pays Africains de fournir la grand partie des troupes nécessaires, lorsqu'on sait les difficultés que rencontre actuellement la Mission de l'Union Africaine en Somalie, l'AMISOM, pour obtenir les troupes nécessaires pour la stabilisation de la capitale somalienne. Ainsi, sur les 8.000 hommes qui sont supposés constituer cette force, seuls 1.600 soldats ougandais sont actuellement sur le terrain; le déploiement des autres étant retardé par des questions d'ordre logistique, par le peu de progrès dans la réconciliation et le dialogue politique et par l'absence de garanties de sécurité minimale sur le terrain pour les pays souhaitant y envoyer des troupes. Toutefois, le fait que la force qui vient d'être autorisée sera sous mandat onusien, avec ce que cela suppose comme soutien politique, financier et technique de la part de la communauté internationale, est susceptible de rassurer et d'apporter des garanties aux potentiels pays contributeurs. A cet effet, un certain nombre de pays africains et non africains (Union Européenne et Indonésie par exemple) ont déjà exprimé leur volonté d'y contribuer par l'envoi de troupes et policiers ou par un soutien financier et technique.

Dans un tout autre ordre d'idée, les forces militaires et policières africaines qui seront déployées dans le cadre de cette force devront posséder de réelles capacités techniques en terme de formation et d'équipement, prérequis qui ont déjà largement fait défaut dans le cadre de précédents déploiements d'opérations africaines de maintien de la paix sur le continent, ce nonobstant les différents initiatives et programmes ayant visé au renforcement des capacité africaines de maintien de la paix (citons par exemple l'ACOTA -African Contingency Operations Training and Assistance Program- Américain, le RECAMP -Renforcement des Capacités de Maintien de la Paix- Français, les différentes Ecoles de la paix sur le continent, etc.), qui bien qu'ayant sans aucun doute permis de faire évoluer les choses dans un bon sens, n'ont pas régler définitivement la question des capacités africaines pour le maintien de la paix.

Force est donc de reconnaître que de nombreux défis attendent cette force qui constitue un précédent dans le monde des opérations de maintien de la paix à la fois pour l'ONU et pour l'UA (3). Toujours est-il que compte tenu des défis et besoins sur le terrain, le déploiement de cette force est une nécessité et devrait permettre de faire avancer la résolution de cette question qui depuis quatre ans mobilise la communauté internationale. A ce titre, contrairement aux inquiétudes exprimées plus haut, relatifs à sa constitution, on peut déjà se réjouir de l'annonce faite par l'ONU au sujet des promesses de contributeurs de troupes et policiers.

------------------------------------

1. La Force sera composée de 20.000 militaires et de 6.000 policiers, auxquels s'ajouteront entre 4.000 et 5.000 personnels civils locaux et internationaux. Elle dépassera en dimension la Mission de l'ONU en RDC avec ces 21.962 personnes (militaires, civiles, volontaires, etc.).

2. Elle devra coûter un peu plus de deux milliards de dollars pour un an, plus les coûts relatifs à son déploiement.

3. Une analyse plus profonde de cette Force hybride est actuellement en cours. Elle reviendra notamment sur le parcours ayant conduit à sa création, sur sa nature, son mandat, ses enjeux, etc.

12:45 Publié dans Afrique , Crise du Darfour , Opérations de paix | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

mardi, 07 août 2007

Chine-Afrique: les dessous d'une relation qui se voudrait mutuellement bénéfique

On le sait, l'Afrique représente pour la Chine un enjeu politique et surtout géopolitique, compte tenue notamment des ressources énergétiques dont plusieurs de ses Etats sont producteurs. Cet intérêt s'est manifesté par la venue sur le continent, à de nombreuses reprises des plus hautes autorités chinoises, en tournée officielle et de travail dans plusieurs pays Africains. Il a également pris la forme d'une politique d'aide, articulée autour de dons et prêts octroyés à des taux préférentiels et accompagnés du minimum de conditions; ce qui a déjà suscité la réaction de certains pays occidentaux et milieux financiers, craignant un ré-endettement de l'Afrique (Voir note suivante).

Cet intérêt a également fait de la Chine, et de ses entreprises, l'un des principaux bâtisseurs en Afrique. De nombreuses entreprises chinoises sont de plus en plus présentent dans le domaine de la construction et des travaux publics, que ce soit en Algérie, au Cameroun, en Côte d'Ivoire ou au Gabon; selon des pratiques qui ne vont pas souvent sans quelques risques pour la dégradation ou du moins, la non amélioration (compte tenue des projets de construction et opportunités qu'ils représentent), du marché du travail des pays au sein desquels ces projets sont mis en oeuvre.

Cet élément audio est une émission de la radio RFI diffusée le 25 juillet 2007. Elle présente un reportage au sein d'une partie de la communauté de travailleurs chinois en Afrique (au Gabon). Choc culturel en perspective, autant pour les travailleurs chinois que pour ceux du Gabon,  confrontés à des réalités sociale et culturelle, ainsi qu'à des pratiques professionnelles tout aussi différentes les unes des autres.


podcast
 

Sous un angle différent, cet autre élément audio, présente un reportage au sein de la communauté africaine dans la ville de Canton, en Chine; la vie de cette communauté est sans commune mesure avec celle des chinois en Afrique. Elle traduit notamment le caractère unilatéral des opportunités qui sont offertes, dans leurs contextes respectifs, aux deux acteurs de ce partenariat que les chinois veulent pourtant d'intérêt mutuel et basé sur la compréhension et le respect mutuels et l'égalité.

---------------------

Au cas où le débit vocal de l'élément sonore ci-dessus ne serait pas normal, cliquez directement sur "Podcast".

21:49 Publié dans Afrique , Média | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Crisis Guide: Darfur

c94161af17ae2436d6db6b3392486ade.jpgLa question du Darfour a été abordée à plusieurs reprises sur ce blog. Elle reste malgré tout plus que jamais d'actualité. C'est la raison pour laquelle, vous est recommandé ce document fort intéressant du Council on Foreign Relations, qui constitue un outil dicdacticiel d'information qui, recourant à une approche interactive à base d'images, de vidéos, d'interviews, de liens, etc., revient sur la crise du Darfour. A ce titre, il revient de manière chronologique et succincte sur quelques faits et moments significatifs de l'histoire du Soudant depuis son indépendance, ainsi que sur les différents conflits qu'il a connu, plus particulièrement sur celui du Darfour. Ce rappel historique s'arrête toutefois au mois d'avril 2007.

Ce document revient également sur un certain nombre de conflits qu'a abrité le contient Africain en en présentant un résumé très succinct. Sont aussi présentées les différentes interventions de l'ONU et de l'UA avec des liens pour approfondir. Dans un tout autre registre, sont présentées les zones d'influence des anciennes puissances coloniales.

Depuis qu'elle a éclaté au début de l'année 2003, la crise du Darfour a mobilisé, en plus de parties non négligeables des opinions nationales Européenne et Américaine (on déplore à cet effet la passivité des opinions publiques africaines), et vu l'implication de plusieurs acteurs internationaux au rang desquels, par ordre alphabétique,  la Chine, la Cour pénale internationale, les Etats-Unis, la Ligue Arabe, l'ONU, l'UA, l'UE, et de nombreuses ONG. Le document revient sur le rôle que chacun d'entre ces acteurs a joué ou joue encore.

Pour terminer, est présentée une analyse du concept récemment créé au sein de l'ONU de "Responsabilité de protéger". Pourquoi ce concept n'a-t-il pas été mis en oeuvre dans le cadre de la crise du Darfour? Pourquoi la communauté internationale rencontre-t-elle autant de difficulté à en faire une réalité au vue de la situation humanitaire au Darfour, situation dont elle a conscience, puisqu'ayant fait l'objet de nombreux rapports de l'ONU et d'ONG. Un expert apporte une tentative de réponse à ces interrogations.

Cliquez ici Crisis Guide: Darfur

00:40 Publié dans Afrique , Crise du Darfour , Un monde en conflit | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

samedi, 16 juin 2007

Approches pour le développement et la coopération avec l'Afrique en question?

Alors que le dernier G8 s'inquiétait lors de la réunion de ses Ministres des Finances à Potsdam (Allemagne) tenue le 18 mai dernier du processus du ré-endettement de certains pays africains au même moment où de nombreuses campagnes et initiatives, bilatérale ou multilatérale (la plus célèbre étant l'Initiative en faveur des Pays Pauvres Très Endettés -PPTE) militent et oeuvrent pour l'annulation totale ou partielle de la dette des pays les plus handicapés par le fardeau qu'il constitue pour leur développement et le bien-être de leurs populations, ré-endettement qui serait le fait des nombreux investissements et prêts accordés par la Chine dans le cadre de son offensive économique et diplomatique sur le continent, la Banque Africaine de Développement (BAD), par la voix de son président, Donald Kaberuka, appelait, à l'issue de l'Assemblée générale annuelle de l'institution, s'étant tenue du 16 au 17 mai à Shanghai (Chine),  la Chine à encore plus d'investissements et affirmait que "ce qui peut le préoccuper dans les investissements chinois, c'est qu'il n'y en a pas assez!".

Doit-on y voir un paradoxe, le signe d'intérêts ou de visions divergentes de la réalité et particulièrement des besoins de l'Afrique en terme d'investissement et d'aide ou alors l'expression d'une énième inquiétude face à un activisme, non intéressé, de la Chine (serait-elle la seule dans cette situation par ailleurs)?

En fait, lorsqu'on y regarde de plus près, ces deux positions n'ont rien de contradictoires. De fait, il est plus que jamais nécessaire d'investir en Afrique, tant les besoins de la majorité de ses pays y sont légion; besoins en termes d'industrialisation, de développement d'infrastructures de santé, de communication, de télécommunication, d'éducation, de transformation des matières premières, etc. Par ailleurs, l'aide (hors l'aide d'urgence ou humanitaire) à l'Afrique demeure un besoin et une entreprise dont les principaux engagements et objectifs restent encore non atteints (objectif de 0,70% du PIB pour l'aide publique au développement -APD- fixé dans les années 1970, différents objectifs de croissance nationaux de l'APD adopté par de nombreux pays développés, objectifs fixés par les membres du G7/G8, etc.). Autant ces deux réalités demeurent pertinentes, autant il est également clair que ces investissements doivent répondre au respect de principes et obligations pour leurs bénéficiaires, et plus particulièrement de ceux qui auront la charge de gérer ces fonds. En fait, il n'est effectivement plus question que des millions ou milliards soient déversés ou investis de manière désordonnés sans évaluer quels pourraient être leurs impacts effectifs sur la réduction de la pauvreté et la lutte contre le sous-développement.

Il est également évident que lorsqu'on voit les domaines dans lesquels se font actuellement la plupart des investissements sur le continent, il est notable que les industries extractives et minières suscitent plus d'intérêts pour la Chine et les autres investisseurs et absorbent par conséquent la plus grande partie des fonds. De ce point de vue, on se saurait parler d'un trop plein d'investissements en Afrique tant ces derniers ne bénéficient pas particulièrement aux secteurs qui en ont le plus besoin et qui sont susceptibles d'assurer un futur et un développement durable pour l'Afrique.

Par ailleurs, pour s'insurger, déconstruire et rétablir un certain nombre de vérités contre les critiques dont la politique africaine de la Chine et plus particulièrement la coopération sino-africaine est victime (souvent qualifiée de néo-colonialiste), un certain nombre d'intellectuels et d'analystes chinois essayent de faire également entendre leur voix.

13:34 Publié dans Afrique , Billet , Développement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

mercredi, 13 juin 2007

Renforcer la compétitivité, un des nombreux impératifs pour l'Afrique

medium_Africacompetitiveness.jpgParmi les multiples difficultés et solutions avancées pour permettre à l'Afrique, et plus particulièrement à la majorité des pays africains de sortir du sous-développement, de réduire la pauvreté et de se mettre sur la voie d'un développement et d'une croissance durables, leur accès au marché économique et financier mondial se présente comme l'un des leviers sur lesquels il est nécessaire que des efforts soient fournis.

Cette insertion sur le marché mondial tourne autour de plusieurs axes: un plus grand accès des produits d'exportation, notamment pour les pays dont l'économie repose grandement sur une certaine agriculture ou sur le textile, aux marchés d'Amérique ou d'Europe; l'afflux d'investissements étrangers qui permettraient aux pays africains d'améliorer leurs diverses infrastructures et par conséquent de dynamiser leurs économies (extractives, de transformation et de services). Or, pour bénéficier de ces investissements étrangers, il est nécessaire qu'existe un environnement (politique, social, économique, culturel, sécuritaire, légal, fiscal, etc.) compétitif, dynamique et propice; ce qui est loin d'être le cas dans la plupart des situations. Dans le même ordre d'idée, une incitation et une dynamisation de l'entreprenariat privé constituent également l'un des leviers pour un développement et une croissance durables en Afrique.

C'est dans cette optique qu'en prélude au Forum Economique Mondial sur l'Afrique qui s'est tenu du 13 au 15 juin 2007 dans la ville de Cape Town (Afrique du Sud), a été publié un rapport sur la compétitivité en Afrique. Ce rapport est le fruit d'une coopération entre le World Economic Forum, la Banque Africaine de Développement et la Banque mondiale; il est est présenté comme le "premier sur l'environnement conjoncturel des entreprises africaines qui rassemble les connaissances et l'expertise des trois organisations, marquant ainsi une nouvelle étape en termes de coopération dans le domaine de la recherche". Il aborde un certain nombre de problématiques telles que le rôle de l'entreprenariat, des technologies de l'information et de la communication et la place des femmes dans le renforcement de la compétitivité en Afrique. Il présente également les résultats d'une enquête portant sur 29 pays, pour ce qui est de l'analyse et de la mesure de la compétitivité en Afrique, et sur 32 pays, en ce qui concerne l'analyse et l'appréciation de différents climats d'investissement. Ces résultats se fondent sur les réponses fournies par des entrepreneurs et des hommes d'affaires, ainsi que sur l'analyse de données provenant d'organisations internationales (Banque mondiale, Fonds Monétaire international, agences des Nations Unies, Union Internationale des Télécommunications, etc.) et de statistiques nationales.

Ce rapport a conclu que les entreprises africaines peuvent devenir plus compétitives à condition que les gouvernements africains et leurs partenaires internationaux améliorent l'accès aux moyens de financement, reconstruisent les infrastructures et renforcent les institutions. Soulignant le nombre croissant de projets couronnés de succès en Afrique, le rapport met l'accent sur le fait que "la difficulté d'accéder aux services financiers constitue le principal obstacle à surmonter pour les entreprises africaines, mais que les infrastructures déficientes, la corruption et la faiblesse des institutions nuisent également à la compétitivité des biens et services africains sur le marché mondial".

Les données récoltées dans ce rapport ont été organisées autour de neuf piliers: institutions (confiance en les politiciens, favoritisme, indépendance de la justice, dépenses gouvernementales, etc.), infrastructures (qualité des infrastructures -routières, aéroportuaires, portuaires-, qualité de la fourniture d'électricité, lignes téléphoniques, etc.), santé et éducation primaire (impact du paludisme, de la tuberculose et du sida sur les affaires, mortalité enfantine, espérance de vie, etc.), macroéconomie (taux d'épargne national, inflation, dette gouvernementale, taux d'échange réel, etc.), éducation supérieure et formation (qualité du système éducatif, qualité de la gestion des écoles, durée de la formation des enseignants, etc.), efficacité du marché (efficacité du cadre légal, nombre de procédures pour ouvrir une entreprise, temps requis pour ouvrir une entreprise, etc.), développement technologique (niveau d'absorption technologique dans les entreprises, nombre d'utilisateurs de téléphones mobiles, nombre d'internaute, etc.), sophistication des affaires, et innovation.

Dans le cadre de cette catégorisation, le quatuor institutions, infrastructures, macroéconomie, santé et l'éducation primaire représentent des facteurs clés pour dynamiser une économie, tandis que le trio éducation supérieure et formation, efficacité du marché, développement technologique jouent un rôle clé dans le renforcement de l'efficacité de l'économie, et le duo sophistication des affaires et innovation comme un élément clé pour développer le caractère innovant d'une économie.

Sur la base des réponses fournies par les hommes d'affaires, ont été établis les principaux facteurs constituant des obstacles au développement des affaires. Ainsi, en plus des principaux obstacles évoqués précédemment, figurent l'insuffisance de moyens de télécommunications et de transports, les difficultés liées à la fourniture d'électricité, les obstacles liées aux conditions d'accès au foncier, le système fiscal, les régulations commerciale, douanière et sociale, le niveau de criminalité, la capacité du système légal à régler les différends, etc.

Cette étude peut être d'un grand intérêt pour les potentiels investisseurs et ceux s'intéressant au milieu des affaires en Afrique. Elle permet ainsi de se rendre compte que si certains problèmes sont communs aux pays africains (et pas qu'à eux faut-il le préciser), ils n'ont pas la même proportion d'un pays à l'autre. Ainsi, si la corruption constitue un obstacle majeur au Cameroun, au Maroc, en Libye ou au Tchad, tel n'est pas le cas en Gambie ou au Botswana. Cette étude permet de relativiser de manière significative ces réalités et de remettre dans certaines proportions les maux les plus fréquemment avancés pour expliquer les retards de développement sur le continent africain.

Cet article est également publié sur Multipol

22:20 Publié dans Afrique , Développement , Rapports et publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

lundi, 28 mai 2007

La Chine continue son investissement sur l'Afrique

medium_logo-UA.2.gifmedium_People_Republic_of_China.pngEncore un signe du partenariat stratégique qu'entend établir la Chine avec l'Afrique, l'on apprend que la construction du nouveau Centre de Conférence de l'Union Africaine (UA), qui jusqu'ici faisait défaut à l'organisation et rendait difficile l'organisation de sommets des Chefs d'Etat en son siège d'Addis Abeba (Ethiopie), et dont la pose de la première pierre a eu lieu dans le cadre de la célébration de la Journée de l'Afrique, le 25 mai dernier, dont le montant est estimé à 150 millions de dollars, sera entièrement financer par la Chine.

L'engagement avait été pris lors du Sommet Afrique-Chine qui s'est tenue à Pékin en novembre 2006. Cette réalisation s'inscrit, aux dires du Vice-ministre du Commerce Chinois, Wang Chao, présent à la cérémonie, non seulement, dans l'attachement du Gouvernement Chinois à renforcer ses liens et sa coopération avec les pays africains, mais aussi dans sa volonté et sa disposition à développer un nouveau type de partenariat stratégique fondé sur l'égalité politique, la confiance mutuelle, une coopération économique et des interactions culturelles gagnant-gagnant, le nouveau leitmotiv des relations sino-africaines.

La réalisation de cet édifice constitue l'une des huit mesures prises par la Chine en novembre 2006 pour promouvoir le commerce et la coopération économique avec l'Afrique dans les domaines de l'agriculture, de la santé, de l'éducation, des infrastructures publiques et du renforcement des capacités. Lors du même sommet, la Chine s'était engagée a doublé son aide à l'Afrique et à lui offrir cinq milliards de dollars de crédits et de prêts d'ici à 2009. Pour le Vice-ministre Chinois, la Chine est "maintenant entrée dans un sérieux processus visant à réaliser ses engagements un à un".

Au cours des dernières années, la Chine s'est imposée comme l'un des bâtisseurs et des nouveaux acteurs de la [re]construction de l'Afrique. De nombreuses entreprises chinoises sont de plus en plus présentent dans le domaine du bâtiment et des travaux publics que ce soit en Algérie, au Cameroun ou en Côte d'Ivoire; ce qui ne va pas souvent sans quelques craintes pour la dégradation (toute proportion gardée) du marché du travail des pays récipiendaires. Toutefois, cette pratique, qui s'apparente à de l'aide liée, est une pratique qui a été reprochée à la pratique de coopération au développement de presque tous les pays vis-à-vis de l'Afrique. A ce titre, pour certains pays occidentaux, pour un euro d'aide publique dépensé ou investi dans l'aide au développement, deux euros revenaient à ce pays.

Pour en revenir à l'action de la  Chine, les critiques ne sont pas prêtes de se taire. Toujours est-il qu'avec la Chine, si l'on en croit ses récentes actions, elle semble au moins prête à tenir ses engagements, ce qui ne semble pas être le cas de tous les partenaires au développement de l'Afrique. A quel prix peut-on cependant se demander? Est-ce au prix d'un ré-endettement de l'Afrique comme récemment soulevé par le G8? De plus, si l'on part du postulat qu'en politique internationale ou étrangère rien ne se fait gratuitement, on pourrait s'interroger sur la contrepartie, sur les conditions qui sous-tendent la réalisation de ces projets de coopération. Toutefois, cette inquiétude particulière ne devrait pas s'appliquer qu'à la Chine, mais à tous les partenaires, bilatéraux et multilatéraux, qui depuis des décennies se sont engagés à contribuer au développement de l'Afrique. Dans ce domaine, il est en effet clair que bien malin le pays qui voudrait tenir cette attitude de donneurs de leçons sans interroger ses propres pratiques et engagements. A ce propos, lors de l'inauguration de l'Assemblée générale annuelle de la Banque Africaine de Développement (BAD) qui s'est tenue du 16 au 17 mai 2007 à Shanghai (Chine), le Premier Ministre chinois, Wen Jiabao, avait affirmé que la Chine se tenait "aux côtés de l'Afrique pour l'accompagner dans son développement" et souligné que son pays avait "rempli ses obligations" en allégeant ou annulant la dette de certains pays, manière d'en appeler les occidentaux à en faire autant.

19:29 Publié dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

vendredi, 25 mai 2007

Journée mondiale de l'Afrique: une célébration qui ne fait pas recette?

medium_Africa-day.gifAujourd'hui se célèbre la journée mondiale de l'Afrique. Cette journée commémore la création le 25 mai 1963 de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA), à laquelle à succédée l'Union Africaine (UA) en 2002. Au cours de cette journée, déclarée fériée sur l'ensemble du continent, "chaque pays est invité à organiser (...) des activités appropriées, pour rapprocher les peuples africains, raffermir leur foi en l'intégration et populariser l'idéal d'union du continent" (1).  Cette journée devrait également donner l'occasion de réfléchir sur les multiples enjeux et défis qui interpellent les Africains au premier chef, mais également le monde dans sa relation et sa perception de cette partie du monde et des populations y provenant.

L'action du reste du monde vis-à-vis de cette région se définit très souvent, et à juste titre, sous le prisme de l'assistance à son développement, à la résolution de ses crises et conflits. L'Afrique, lorsqu'elle n'est pas ignorée et/ou méconnue, est presque toujours perçue comme un risque, un danger, une menace pour la stabilité (sociale, démographique, identitaire, humaine, politique, etc.) et la sécurité de certaine région du monde. Aujourd'hui encore, elle est largement perçue, par de nombreuses populations, sous l'angle de la menace que font peser ses immigrants et demandeurs d'asile sur l'Europe. Le nouveau président français n'a-t-il pas fait de la question du développement de l'Afrique (objectif louable) et de la question de l'immigration (préoccupation justifiée pour ce pays), les axes principaux de sa politique africaine, hormis le partenariat qu'il souhaite établir avec le bassin méditerranéen?

Pour en revenir à cette célébration placée par l'Union Africaine (UA) sous le thème "renforçons la place de l'Afrique dans le monde à travers des partenariats stratégiques, équilibrés et responsables", cette journée sera, aux dires  de Couaovi Apan Johnson, fonctionnaire à la Commission de l'UA à Addis Abeba (Ethiopie), interrogé ce jour par la Voie de l'Amérique caractérisée par deux principales activités: le lancement du passeport diplomatique de l'UA qui devrait permettre de faciliter les déplacements du personnel de l'UA, des officiels (Chefs d'Etat et de Gouvernement et Ministres notamment) des Etats membres et d'autres "personnalités" du continent, et la mise en place du projet de lancement d'un système de communication VSAT qui rendra plus effectif et efficace la communication entre le siège et les autres bureaux de l'UA à l'étranger. Par ailleurs, la célébration de cette journée verra également la pause de la première pierre du nouveau complexe, Centre de conférence de l'UA.

En ce qui concerne la célébration de cette journée sur le continent, hormis le séminaire sur l'intégration et le mouvement des personnes sur le continent qui a été organisé ce jour par le Département Sud-africain des Affaires étrangères, on en sait très peu sur les activités envisagées ou organisées au niveau de chacun des pays africains.

On aurait souhaité que la célébration de cette journée revête un caractère plus social et populaire et ne demeure en grande partie pas qu'un évènement diplomatique et protocolaire. A ce propos, il faut signaler, à titre d'exemple, que la célébration de cet évènement n'a rien de similaire aux activités culturelles, sociales et éducatives organisées lors de la célébration de la journée de l'Europe, chaque 9 mai, où beaucoup de choses sont entreprises pour rapprocher l'idée, l'idéal et la réalité de l'intégration de l'Europe, des populations. Malgré le fait que l'on ne se trouve pas dans des processus d'intégration similaires, il serait souhaitable que la variable population soit effectivement prise en considération, fusse au titre de son information, dans l'intégration africaine, quelque soit les limites et faiblesses de cette dernière.

Au-delà de ce qui a été prévu au niveau de l'Afrique, il serait à présent intéressant  de voir comment a été célébrée cette journée de par le monde, compte tenue de son caractère, dans le principe du moins, mondial. A cet effet, force est de reconnaître que cette journée est largement passée inaperçue dans la presse internationale (2), attitude qui peut d'ailleurs s'observer (à sa décharge?) pour la célébration des 148 journées mondiales et internationales recensées pour 2007 notamment. Il faut dire que de la journée mondiale de la paix (1er janvier) à la journée internationale de l'ONU pour la coopération Sud-Sud (19 décembre) en passant par la journée mondiale sans téléphone mobile (6 février), la journée du soleil (3 mai) et la journée mondiale du blog (31 août), on peut largement comprendre que certains observateurs ou analystes s'y perdent. Est-ce un manque d'intérêt ou alors une actualité trop chargée (éclipsée par la journée internationale des enfants disparus observée le même jour?) qui expliquerait cet état de chose ? Par ailleurs, le silence que l'on observe également de la part de la presse africaine est des plus surprenants.

Pour en revenir au monde officiel et diplomatique, le président Russe, Vladimir Poutine a fait parvenir une lettre aux Chefs d'Etat et de Gouvernement africains dans laquelle il salue la participation active de l'Afrique dans les efforts à l'échelle internationale pour faire triompher les nombreux défis liés à l'instauration d'un monde multipolaire et d'un ordre mondial juste. Il a également salué la détermination des africains à oeuvrer pour la stabilité, la sécurité et le développement durable de l'Afrique et exprimé le soutien constant de son pays à la mise en oeuvre du Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique ainsi qu'à l'accroissement de l'aide apportée au continent par la communauté internationale dans son ensemble et par son pays en particulier. Du côté du Royaume Uni, il a été prévu que le Ministre chargé de l'Afrique au Foreign and Commonwealth Office, Lord Triesman, fasse un discours à l'Hôtel de ville de Londres pour revenir sur les engagements de la communauté internationale vis-à-vis de ses promesses d'aide et sur la nécessité pour les Africains de prendre leurs responsabilités en matière de bonne gouvernance, d'état de droit, de respect des droits de l'homme et de lutte contre la corruption (discours qui, bien que gardant sa pertinence, semble inscrit dans le marbre et déjà devenu culte).

Au demeurant, peut-on conclure, de manière générale, que l'observation de ce qu'a été la célébration de cette journée cette année constitue un baromètre intéressant de l'intérêt international pour l'Afrique? Certainement pas, au vu des nombreuses déclarations d'intérêt et de politique et initiatives qui ne cessent d'être prises par divers partenaires bilatéraux et multilatéraux de l'Afrique dans plusieurs domaines.

Cet article est également publié sur Multipol

 -----------------------------------------------------------------

1. Site journée mondiale.

2. Un article du journal suisse, Le Temps, l'évoque de manière lapidaire et accessoire.

18:45 Publié dans Afrique , Célébrations et commémorations | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

mercredi, 09 mai 2007

L'Afrique à l'épreuve du maintien de la paix

medium_logo-UA.gifLe chemin à parcourir pour développer des capacités dans le domaine de la sécurité et de la stabilité, et plus particulièrement dans celui du maintien de la paix, d'un continent aussi complexe, tourmenté et confronté à une multitude de défis qu'est l'Afrique, pour en devenir notamment l’acteur à part entière ou principal, est parsemé d'embûches et caractérisé par des avancées et reculs, des moments de doute. Toutefois, ce parcours nécessite avant tout de la volonté et de la permanence dans les engagements. C'est la difficile expérience à laquelle est actuellement confrontée l'Union Africaine (UA), et dans une certaine mesure les pays africains, au Darfour (Soudan) et en Somalie; deux des théâtres d'instabilité et de crise les plus complexes et volatiles en Afrique. Depuis le début des années 90 de nombreuses initiatives visant à trouver une solution africaine aux problèmes africains se sont développées. Elles sont connues sous cette philosophie pleine de bon sens visant à trouver des solutions africaines aux problèmes Africains (« African solutions to African problems »). Le domaine de la sécurité et de la stabilité du continent a constitué l’un des domaines où cette philosophie s’est ancrée et tentée de se concrétiser.

Cette réflexion que nous initions entend s’arrêter sur les actions entreprises par l’UA dans le domaine du maintien de la paix. Dans un premier temps, nous repasserons en revue les premiers pas de l’Afrique dans le domaine, avant d'évoquer les différentes initiatives extérieures qui ont eu pour objectif d’accompagner l’Afrique dans cette ambition; pour terminer, nous procéderons à une analyse du bilan qui pourrait être fait de ces différentes opérations de paix africaines.

Des premiers pas…

Avant d’en venir aux premiers pas de l’UA dans le domaine du maintien de la paix, il serait intéressant de revenir brièvement sur ce qui a été qualifié par certains de première expérience de maintien de la paix ante-UA. Il est peu fait mention de la première et seule expérience de maintien de la paix de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) - l’organisation à laquelle a succédé l’UA - au Tchad entre 1979 et 1981. Composée de plus de 3000 soldats nigérians, zaïrois et sénégalais, emmenés par le Nigéria, cette mission de maintien de la paix, intervenant dans un pays confronté à une guerre civil, avait été chargé d’assurer la défense et la sécurité du pays dans l’attente de l’intégration des forces gouvernementales et de contribuer à la restauration de l’intégrité territoriale et de l’autorité du gouvernement légitime (1).

Toutefois, cette opération préfigurait déjà les difficultés que connaîtraient les futures opérations de paix entreprises par les Africains, y compris, certaines conduites sous mandat onusien dans d’autres parties du monde. Elle s’est notamment caractérisée par un mandat qui ne brillait pas par sa clarté et par les difficultés d’ordre financières et techniques auxquelles fut confrontée l’OUA pour financer cette force ainsi que pour recevoir des pays africains les troupes nécessaires pour remplir son mandat (2). C’est ainsi que cette mission s’acheva sans grand éclat.

Pour en revenir à l’UA, depuis sa création en 1999 lors du Sommet de Syrte (Libye), l'adoption de son Acte Constitutif lors du Sommet de Lomé (Togo) en 2000 et son lancement officiel le 9 juillet 2002 lors du Sommet de Durban (Afrique du Sud) et plus particulièrement depuis l'entrée en vigueur du Protocole créant son Conseil de paix et de sécurité, le 26 décembre 2003, et le lancement effectif de ce dernier le 25 mai 2004, elle a affirmé sa volonté de jouer un rôle plus actif dans la prévention et la résolution des conflits et crises et plus généralement dans la promotion de la sécurité et de la stabilité du continent. A cet effet, l’UA a entrepris un certain nombre d'initiatives et adopté une posture, politique et diplomatique, ferme visant à faire émerger et renforcer sa responsabilité et ses capacités dans ce domaine des plus complexes.

C’est à ce titre notamment que l’UA a entrepris la mise en place de l’instrument par excellence de restauration et de préservation de la paix et de la stabilité, à savoir les opérations de paix. Ainsi, depuis sa création, l’UA a déjà décidé et mis en œuvre le déploiement de quatre opérations et missions de paix dans des contextes de crises ou conflits et pour accompagner des processus de règlement politique et de démocratisation.

Ce fut notamment pour le cas de la Mission au Burundi (MIAB) qui, considérée comme la première mission de paix de l'UA et œuvrant dans le cadre d’un règlement politique post-conflit, fut crée le 3 février 2003, dans l’attente d’une décision du Conseil de Sécurité de l’ONU de créer une opération de paix, afin d’établir et de maintenir la liaison entre les parties burundaises ; de contrôler et vérifier la mise en œuvre des Accords de cessez-le-feu signés les 7 octobre et 2 décembre 2002 ; de faciliter les activités de la Commission mixte de cessez-le-feu (JCC) et des Comités techniques pour la mise en place et la restructuration des forces nationales de défense et de police ; faciliter le déplacement des parties lors des mouvements planifiés pour la désignation des zones de rassemblement ; sécuriser les zones de rassemblement et de désengagement des ex-combattants identifiées ; faciliter et fournir l’assistance technique pour le processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR) ; faciliter la fourniture de l’assistance humanitaire y compris aux réfugiés et aux personnes déplacées ; coordonner les activités de la Mission avec la représentation des Nations unies au Burundi ; et d’assurer la protection des personnalités, de la rébellion des Forces nationales de libération (FNL) notamment, qui retournent au pays (3). Pour remplir cette mission, la force de l’UA était composée de quelque 2600 soldats fournis par l’Ethiopie, le Mozambique et l’Afrique du Sud. Toutefois, faute de moyens suffisants, elle fut remplacée en juin 2004 par une opération des Nations Unies.

Depuis mai 2004, l'UA a déployé une mission au Darfour (Ouest du Soudan), l’AMIS. Cette mission s’est établie en deux phases ; la première a été constituée par le déploiement d’une force internationale de 60 observateurs militaires africains (MILOBs) chargés d’assurer le respect de l’Accord de cessez-le-feu humanitaire décidé signé le 8 avril 2004 par les parties soudanaises et de 300 militaires chargés d’assurer leur protection. Toutefois, face à la situation sécuritaire et humanitaire qui ne cessait de se détériorer, et malgré la décision de la 3ème session ordinaire de la Conférence de l’UA (Addis Abeba –Ethiopie- du 6 au 8 juillet 2004) de porter à 80 le nombre des observateurs militaires, il est très vite devenu clair que la force présente était « peu nombreuse et insuffisamment répartis sur le terrain pour mener à bien son mandat » (4). Cette réalité a conduit à une seconde phase qui s’est notamment manifestée par la demande faite par le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA lors de sa 13ème réunion tenue le 27 juillet 2004 au président de la Commission de l’UA de préparer « un plan global sur la meilleure façon de renforcer l’efficacité de la Mission avec la possibilité de la transformer en une opération de maintien de la paix à part entière dotée du mandat et des effectifs requis pour assurer la mise en œuvre effective de l’Accord de cessez-le-feu » (5). Ce plan a été approuvé par le CPS lors de sa 17ème réunion du 20 octobre 2004 qui a décidé de porter les effectifs de l’AMIS à 3.320, comprenant 2.341 personnels militaires dont 450 observateurs, 815 policiers civils. Dans la même lancée, la 28ème réunion du CPS tenue le 28 avril 2005 a décidé de porter à 6.171 éléments l’effectif de la composante militaire de l’AMIS, et jusqu’à 1.560 éléments la police civile (6). L’AMIS II a reçu pour mandat similaire en plusieurs point à celui de la première phase, à savoir de surveiller et assurer le respect de l’Accord de cessez-le-feu humanitaire du 8 avril 2004 et de tous autres accords futurs; d’aider à la restauration de la confiance; et de contribuer à l’instauration d’un environnement sécurisé pour permettre l’acheminement de l’aide humanitaire et, au-delà, le retour des personnes déplacées et des réfugiés, en vue de renforcer le respect de l’Accord de cessez-le-feu humanitaire par toutes les parties et de contribuer au renforcement de la sécurité au Darfour (7). Il faut signaler que la mission de l’’AMIS ne s’et pas encore achevée.medium_Armée_africaine.jpg

La mission de l’UA pour la surveillance des élections aux Comores (MUASEC) fait figure d’opération d’un genre particulier. En effet, créée par une décision du CPS réuni le 15 mars 2006, la MUASEC a été établie à la requête du Gouvernement comorien pour apporter un soutien aux élections aux Comores. Elle était dirigée par l’Afrique du Sud et composée de près de 500 personnels militaires et policiers. Elle a notamment reçu pour mandat d’observer et de superviser le déroulement du processus électoral et de contribuer à créer un environnement stable avant, pendant et après la tenue des élections qui se déroulèrent le 14 mai 2006. La mission a pris fin le 9 juin 2006.

La dernière opération de paix de l’UA en date est la Mission en Somalie (AMISOM) qui a été créée par la décision du CPS de l’UA lors de sa 69ème réunion tenue le 19 janvier 2007 pour contribuer pour une durée de six mois à la phase de stabilisation initiale du pays avant la mise en place d’une opération des Nations Unies qui entreprendra la stabilisation à long terme et la reconstruction post-conflit du pays (8). L’AMISOM a été mandatée pour apporter un soutien aux Institutions Fédérales de Transition dans leurs efforts en vue de la stabilisation de la situation dans le pays et de la promotion du dialogue et de la réconciliation ; de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire et de créer les conditions favorables à la stabilisation, à la reconstruction et au développement à long terme de la Somalie (9). L’AMISOM a été autorisée par le Conseil de sécurité de l’ONU à « prendre toutes les mesures nécessaires » pour s’acquitter de ce mandat. L’AMISOM dont le déploiement des premiers soldats à eu lieu le 6 mars 2007, avec l’arrivée de 370 soldats ougandais, devrait compter à la fin de son déploiement environ 8.000 soldats. Sur les 8000 soldats qui doivent être déployés dans le cadre de cette mission, environ 1500 sont actuellement présents en Somalie.

Cet article est également publié sur Multipol

---------------------------------------------------

1. Linnea Bergholm, The African Union (AU) and its commitment to non-indifference: can the AU be an actor for the promotion of human security? Department for International Politics, University of Wales , Aberystwith. http://www.peacenetwork.se/document_publications/Linnea_B....

2. Van Walraven K. Dreams of power : the role of the Organization of African Unity in the politics of Africa 1963-1993. Ashgate: Aldershot . 1999, cité par Linnea Bergholm, The African Union (AU) and its commitment to non-indifference: can the AU be an actor for the promotion of human security? Department for International Politics, University of Wales , Aberystwith. http://www.peacenetwork.se/document_publications/Linnea_B....

3. Communiqué de la quatre-vingt-onzième session ordinaire de l’Organe Central du Mécanisme pour la prévention, la gestion et le règlement des conflits de l’UA, 2 avril 2003, Central Organ/MEC/AMB/Comm. (XCI). http://www.operationspaix.net/IMG/pdf/MIAB_mandat.pdf.

4. Réseau Francophone de recherche sur les opérations de paix. http://www.operationspaix.net/MUAS.

5. Idem.

6. Rapport du président de la Commission sur la situation au Darfour (Soudan), PSC/PR/2(XLV), Conseil de Paix et de Sécurité, 45ème Réunion, 12 janvier 2006, Addis-Abeba, Ethiopie, www.africa-union.org.

7. Idem.

8. Résolution 1744 (2007) du Conseil de sécurité des Nations Unies.

9. Communique de la 69ème Réunion du Conseil de Paix et de Sécurité, 19 janvier 2007, PSC/PR/Comm(LXIX).

00:00 Publié dans Afrique , Opérations de paix | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

vendredi, 23 mars 2007

Le "modèle" Mauritanien

medium_Mauritania.pngLe 25 mars prochain, aura lieu le second tour des élections présidentielles en Mauritanie. Cet évènement marquera un pas important sur la voie du rétablissement, mieux, de l'instauration d'un Etat doté d'institutions à priori légales et légitimes et répondant aux critères démocratiques.

Ces élections interviennent moins de deux ans après le coup d'état d'août 2005, à l'époque perçu comme "salvateur", qui avait vu le renversement du président Maaouya Ould Taya, et la promesse faite par les auteurs du putsch de remettre le pays sur la voie de la légalité et de la démocratie dans un délai de deux ans. On peut d'ores et déjà dire que cette promesse a été tenue. Le 25 juin 2006, fut approuvée par référendum (à 96,97% des votants), un projet de constitution, préalablement adoptée (le 25 mars 2006) par le Conseil militaire pour la justice et la démocratie (CMJD), la junte qui dirigeait alors le pays. Cette constitution prévoit notamment l'instauration d'un régime présidentiel et donne au Parlement le droit de censurer le gouvernement. Les 19 novembre et 3 décembre 2006, se sont tenues des élections législatives qui a doté le pays d'une nouvelle Assemblée composée de 43 députés.

Face à ce qui peut être, jusqu'à présent du moins, qualifiée de transition réussie d'un régime militaire, issu d'un coup d'état, à un régime issu d'élections transparentes, équitables et ouvertes (tous les observateurs se sont accordés pour reconnaître que ce processus s'était passé dans des conditions non criticables dans l'ensemble), on ne peut que se réjouir que le pays ne soit pas entré dans une phase d'instabilité politico-militaire tel que ce fut le cas après le coup d'état de noël 1999 en Côte d'Ivoire, qui lui aussi en son temps avait été salué par une grande partie de la société ivoirienne. Si au moment de ce putsch, nous exprimions des doutes quant à la réalisation des voeux exprimés par la junte qui avait alors pris le contrôle du pays (voir la note "Putsch en Mauritanie"), aujourd'hui il semble clair que la Mauritanie a suivi la voie déjà empruntée par le Mali après le coup d'état de 1992 de l'actuel président Amadou Toumani Touré qui avait plus tard remis le pouvoir aux mains des civils, acquérant en passant une respectabilité qui le caractérise encore aujourd'hui. Il faut juste souhaité que cet essai sera marqué et concrétisé dans le futur, permettant à la démocratie de s'enraciner profondément dans ce pays, afin notamment que de telles incursions de l'armée dans la vie politique ne paraissent plus comme la seule solution salutaire.

Alors cette transition peut-elle être qualifiée de modèle? Si son issue milite pour une réponse affirmative, il serait encore plus souhaitable que la dévolution du pouvoir ou la résolution de crises politique en Afrique passent par des moyens plus légaux et constitutionnelles notamment.

Certains analystes ont cru bon établir une jurisprudence qui voudrait que certains coups d'état soient légitimées et louables à partir du moment où ils viendraient débloquer une situation politique qui semblerait dans l'impasse, comme il y en a beaucoup dans le monde, et pas qu'en Afrique. Alors au nom de quoi la solution à des crises ou situations de blocage politique se termineraient en Europe ou en Asie, pour ne citer que ces deux cas, par des démissions de Premier ministre, de ministres, de gouvernement ou par des dissolutions de Parlement, et en Afrique par des putschs? Serait-ce au nom de cette Afrique qui ne serait pas encore mûre pour la démocratie? Ou alors au nom de ces sociétés d'Afrique ou du monde Arabe qui n'auraient pas dans leurs gènes sociétal et politique de conscience ou de culture démocratique, d'aspiration à la jouissance de droits et libertés qui leur seraient inconnus? Il revient bien entendu aux hommes et acteurs politiques africains d'en arriver à cette maturation qui nous a déjà donné l'occasion de voir, dans plusieurs pays, des alternances politiques, dévolutions ou transmisions du pouvoir par des voies pacifiques et constitutionels.

Mais pour le moment, le cas Mauritanien a encore à faire ses preuves dans le moyen et long terme car le chemin de la démocratisation est un long processus parsemé d'embûches et, malheureusement, souvent de freins et reculs.

21:00 Publié dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trac