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dimanche, 02 décembre 2007
Quand la Russie se relèvera...
Demain, 2 décembre 2007, la Russie a rendez-vous avec des élections législatives qui suscitent un intérêt particulier dans les principales capitales Occidentales. Cet intérêt s'explique principalement par les craintes relatives à leur régularité, à leur crédibilité et plus particulièrement aux tendances autocratiques, "nostalgiques" et nationalistes qui semblent caractériser la Russie d'aujourd'hui (y compris la grande majorité des citoyens Russes), qui depuis l'élection de son président, Vladimir Poutine en 2000, s'est mise à rêver et à rechercher sa splendeur et sa grandeur d'antan.
Au rang des nombreuses émissions diffusées et programmées sur cette actualité, le documentaire Infrarouge diffusé le 29 novembre 2007 à 23h sur "le système Poutine" a apporté un éclairage particulier sur la personnalité du président Poutine et sur la nouvelle Russie qui semble en train de vouloir se relever sous sa férule, à l'image et à l'effigie de ce qu'il en a toujours eu et garder. Dans le même ordre d'idée, France 2 diffusera lundi 3 décembre prochain à 23h10 une émission de son magazine "Un oeil sur la planète" intitulé "Russie: l'empire contre-attaque?".
Cette fièvre, entre autre médiatique, mais également diplomatique, stratégique et politique, traduit bien le fait que la Russie d'aujourd'hui et de demain pose un certain nombre de questions et de problèmes à l'Europe (Occidentale, à l'UE et à un certain nombre d'anciennes Républiques soviétiques -Ukraine, pays Baltes, Pologne, etc.) et aux Etats-Unis pour ne citer que ces quelques cas. Pour les Européens, il s'agit principalement de leur [in]dépendance énergétique, de la situation des droits de l'homme et de la démocratie et plus particulièrement de l'attitude qu'ils doivent adopter vis-à-vis de ce pays, attitude qui s'avère difficile à s'articuler de manière commune et concertée, du fait notamment des tensions des nombreuses positions et divergences au sein des pays membres de l'UE. Du côté des Etats-Unis, il y a comme une volonté, illustrée notamment par le projet de bouclier anti-missile que devrait abriter certains pays d'Europe de l'Est (Pologne et République Tchèque notamment) et par les projets d'élargissement de l'OTAN à plusieurs anciens pays sortis du giron Soviétique, de neutraliser la réalité, encore réelle, de la puissance militaire de la Russie et de son influence dans cette région du monde.
Si l'on s'en tient au soutien immense dont semble bénéficier le président Poutine, et notamment le peu d'écho qu'ont les discours, critiques et récriminations des principaux, ou alors plus audibles (en Occident notamment), partis, personnalités ou voix de l'opposition, force est de reconnaître que l'Occident dispose de très peu de leviers pour changer la situation vers laquelle on se dirige et également d'une capacité presqu'inexistante, ou tout au mieux très limitée, d'influence sur la trajectoire qu'est en train de prendre ce pays. Les années à venir seront certainement très intéressantes et riches en rebondissements...
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