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vendredi, 30 novembre 2007

Gérer l'immigration de manière globale?

Au cours des dernières années, l'immigration et l'intégration des étrangers sont devenus quelques-uns des thèmes majeurs et sujets de débat de la politique internationale et des politiques nationales de plusieurs pays occidentaux (Allemagne, Etats-Unis, France, Suisse, etc.). Ils ont très récemment émergé au niveau européen, d'abord sous le prisme de la lutte contre l'immigration clandestine ou illégale, des problèmes d'intégration concernant les populations d'origine étrangère (africaine -Afrique subsaharienne et Maghreb-, asiatique, est-européenne et sud-américaine principalement) et, dans une certaine mesure, celles d'origine musulmane, dans un contexte ambiant caractérisé par le risque réel et les menaces posées par le terrorisme islamisme à l'intérieur des pays Occidentaux.

Au niveau Européen, de nombreuses voies nationales s'élèvent afin que ce qui devenu un problème, à savoir l'immigration illégale, se posant en premier lieu à certains pays riverains de la Méditerranée: Chypre, Espagne, Italie et Malte notamment, et on imagine également (peut-être dans une moindre mesure?) aux frontières orientales de l'Union, fasse l'objet d'une réflexion et d'une réponse commune au niveau de l'Europe, à la définition et à la mise en oeuvre d'une politique commune de l'immigration, notamment afin que le fardeau que sa gestion représente ne pèse pas sur les seules épaules de ces pays.

Toutefois, cette politique européenne ne se limiterait pas qu'à ce qui est perçu comme le côté négatif de l'immigration ou plus globalement des migrations, mais viserait également la mise en place d'une politique qui ferait de l'Europe une destination attractive et privilégiée pour les meilleurs intellectuels, chercheurs et ingénieurs en provenance des régions hors UE, avec notamment il faut le dire un large clin d'oeil particulier vers ceux en provenance d'Asie. C'est dans cette optique qu'a notamment été annoncée, le 23 octobre dernier par la Commission de l'UE, la création d'une "carte bleu européenne", pendant de la "Green Card" américaine, visant à "renforcer l'attractivité de l'Europe pour les migrants hautement qualifiés et améliorer la protection des migrants qui y résident et y travaille légalement". Noble dessein pourrait-on dire, mais on pourrait déjà s'interroger de savoir si tout est actuellement fait au niveau de chaque pays européen afin que les (tous leurs droits y compris les plus élémentaires) droits des migrants qui y résident déjà et y travaille légalement sont protégés? On se rappelle encore de toutes les difficultés sans cesse révélées que rencontrent certains migrants en situation légale et ayant un travail pour se loger décemment en France notamment. On pourrait à cet effet se poser la question de savoir que pourrait faire de plus l'UE pour mettre fin à cette situation lorsque, selon toute vraisemblance, aux niveaux nationaux, les autorités politiques et publiques de certains pays n'arriveraient pas ou manquerait de suffisamment de volonté pour règler ce problème?

L'approche globale de la gestion des migrations prônée au niveau Européen est-elle réaliste, un simple mythe ou de la rhétorique? C'est la question que se pose Elizabeth Collett du European Policy Centre (EPC) dans ce "Policy Brief" et à laquelle elle essaye d'apporter des réponses en analysant ce qui a déjà été fait au niveau de l'UE et en abordant notamment un certain nombre de perspectives relatives à cette approche, notamment en lien avec les questions de développement.

20:20 Publié dans International | Lien permanent | Envoyer cette note

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