mardi, 04 décembre 2007
Les Accords de Partenariat Economique UE-Afrique en débat
Les négociations devant mener à la signature des Accords de Partenariat Economique (APE) entre l'Europe et les pays d'Afrique, Caraïbe et Pacifique (ACP) sont censées prendre fin au plus tard le 31 décembre de cette année. Même si de nombreuses voix s'élèvent en Afrique, voix notamment portées par les sous-régions Afrique de l'Ouest et Centrale ainsi que par certaines ONGs telles qu'Oxfam, pour critiquer la pression et la rapidité avec laquelle l'UE voudrait voir ces Accords signés et en appeler à la prorogation des négociations et des régimes préférentiels auquel doivent mettre un terme les APE, il est très fort probable que ce délai sera respecté. Ces critiques se fondent entre autres sur les risques que cette dérégulation ferait peser sur les productions et la capacité des marchés Africains à résister au libre échange.
Les APE sont sensés se mettre en adéquation avec les règles et principes de l'OMC - règle de la non-discrimination notamment- et de mettre fin aux régimes préférentiels mis en place par les précédents Accords de Lomé et Cotonou et particulièrement à la discrimination qu'ils produisent vis-à-vis des autres région du monde, Amérique Latine principalement. En plus de cet impératif, la fin de ce régime préférentiel, qui permettait notamment à certains produits Africains d'entrer sur le marché Européen exemptés de droits de douane, aurait montré, selon l'UE, son inefficacité et aurait échoué à permettre notamment aux pays Africains de tirer tous les bénéfices attribué au commerce, en terme de développement et de croissance économique.
A quelques jours donc d'un rendez-vous important entre l'Europe et certaines sous-régions Africaines - l'Afrique de l'Est a déjà signé ces accords avec l'UE- les débats continuent et chacun semble camper sur ses positions. Il sera intéressant de voir quelle en sera l'issue, quoiqu'il ne fasse pas trop se faire d'illusions quant sur la décision que prendront les pays Africains encore réfractaires. En attendant, l'écoute des éléments audio ci-dessous permettra d'en savoir un peu plus sur les termes du débat et les principales pierres d'achoppement.
Au cas où le débit vocal des éléments sonores n'est pas normal, cliquez directement sur "Podcast".
Lire également ces deux articles du Monde, "Equilibre Euro-Africain" et "Les pays africains refusent la libéralisation des échanges prônée par l'UE" en date du 7 décembre 2007.
09:30 Publié dans Développement , Média | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 05 novembre 2007
La Chine respecte-t-elle les engagements qu'elle a pris envers l'Afrique?
Il y a près d'un an, en novembre 2006, à l'issu du Forum sur la coopération sino-africaine, les autorités Chinoises prenaient des engagements qui devaient permettre le renforcement de la coopération entre les deux acteurs et de soutenir le développement des pays africains en établissant un "nouveau type de partenariat stratégique avec l'Afrique caractérisé par l'égalité et la confiance mutuelle sur le plan politique, la coopération gagnant-gagnant sur le plan économique et les échanges et l'inspiration mutuelle sur le plan culturel..." Un plan d'action en a résulté intitulé Plan d'action de Beijing (2007-2009). Un an après, où en est-on dans sa mise en oeuvre et dans la concrétisation des engagements pris?
C'est la mise en oeuvre effective de ce Plan d'action et le respect des engagements pris qu'a voulu défendre et démontrer l'Ambassadeur de Chine au Sénégal, Ju Shaye, dans une tribune publiée dans la presse locale. Cette tribune évoque les "énormes efforts et (...) résultats satisfaisants" remportés dans les principaux domaines qui avaient été identifiés: domaine politique, domaine économique, coopération dans les affaires internationales et domaine du progrès social.
Sur le plan politique, le diplomate a évoqué la multiplication des échanges de haut niveau entre la Chine et l'Afrique avec, côté Chinois, au cours des huit derniers mois, les visites dans 20 pays africains du Président chinois, Hu Jintao, du Président du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale de Chine, Wu Bangguo, et du Président du Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois, Jia Qinglin, ainsi que du ministre des Affaires étrangères de Chine, et, côté africain, la visite en Chine de trois Présidents, un Premier ministre, sept ministres des Affaires étrangères et plus de 90 ministres.
De plus, "conformément au principe déterminé dans le Plan d’action de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine", les deux parties ont tenu, le 26 septembre 2007 à New York, "le premier tour des consultations politiques entre le chef de la diplomatie chinoise et ses homologues africains, pour lancer officiellement le mécanisme de dialogue politique régulier entre les ministres des Affaires étrangères chinois et africains dans le cadre du Forum". La concertation et la coopération s'est également accrue entre la Chine, l’Union Africaine (UA) et les organisations sous-régionales africaines avec notamment un soutient techniques et financiers à ces dernières; soutient qui s'est caractérisé par des "aides en matériel et en espèces aux opérations de maintien de la paix de l’UA au Soudan (AMIS) et en Somalie (AMISOM)" et par la prise en charge par la Chine de la construction d'un nouveau Centre de conférence de l'UA.
Il citera ainsi dans le domaine économique les investissements chinois qui se seraient accrus de façon régulière, les champs de coopération élargis avec, dans les "six premiers mois de l'année 2007, les investissements directs réalisés par les entreprises chinoises en Afrique ayant atteint 485 millions de dollars US" et le fonds de développement Chine-Afrique, "visant à encourager les entreprises chinoises performantes et crédibles à investir en Afrique et à s'engager dans les projets permettant d'élever le niveau technologique des pays africains, d'accroître les emplois et de promouvoir le développement socio-économique des pays d'accueil" devenu opérationnel en juin 2007.
S'il est indéniable, et louable, que la coopération sino-africaine ne cesse de s'intensifier et de se diversifier, on pourra bien sûr s'interroger sur le cadre politique (ou son absence) dans lequel cette assistance de la Chine est mise en oeuvre et notamment sur l'attitude de ses autorités sur un certain nombre de dossiers politiques tels que son soutien aux régimes de Khartoum, soutien qui a très souvent constitué un obstacle et miné les efforts entrepris au niveau du Conseil de sécurité de l'ONU. On pourrait également évoquer une fois de plus ce qu'on pourrait interpréter comme un manque de préparation de la plupart des pays africains qui n'auraient pas véritablement défendu au mieux leurs intérêts et anticipé les conséquences que pourrait avoir cette coopération pour leur marché du travail, pour leur tissu artisanal, commercial, etc. Ce qui pourrait, en partie, s'expliquer par la position de demandeur (est-ce véritablement un partenariat équitable et égal?) dans laquelle ils se trouvent, ce qui ne justifierait cependant pas un manque de vision propre.
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Notes connexes:
Chine-Afrique: les dessous d'une relation qui se voudrait mutuellement bénéfique
Approches pour le développement et la coopération avec l'Afrique en question?
La Chine continue son investissement sur l'Afrique
10:50 Publié dans Afrique , Développement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 31 octobre 2007
Débats autour des défis du développement
Le 24 octobre dernier se célébrait la journée mondiale d'information sur le développement. Trois jours plus tôt, le 21 octobre, était lancé à Washington le blog "Idées pour le développement", http://www.ideas4development.org. L'objectif déclaré de ce blog est d'offrir une "réflexion sur les problématiques de développement (...) et un nouveau lieu de débat et de rencontre entre chercheurs, étudiants, professionnels de divers horizons et grand public." Il entend également offrir l'opportunité d'échanger des "informations, points de vue et visions de l'avenir pour faire progresser la cause du développement".
Ce blog est alimenté par des contributions de dirigeants d'organisations internationales et d'agences oeuvrant d'une manière ou d'une autre dans le domaine du développement. On a retrouve à ce titre Josette Sheeran, Directrice exécutive du Programme Alimentaire Mondiale (PAM), Kemal Dervis, Administrateur du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, Donald Kaberuka, Président de la Banque Africaine de Développement (BAD), Pascal Lamy, Directeur général de l'Organisation Mondial du Commerce (OMC), Supachai Panitchpakdi, Secrétaire général de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED) et Jean-Michel Severino, Directeur général de l'Agence Française de Développement (AFD).
Au-delà de l'intérêt que peut représenter cet outil pour l'échange d'idées et pour le débat, il est clair que la question de la lutte contre le sous-développement dans le monde actuel a besoin de plus que de simple débats et échanges d'idées (qui existent déjà soit dit en passant), soient-elles remarquables, innovantes. A cet effet, il faut rappeler que de nombreux théories, programmes, stratégies, rencontres internationales, institutions et organisations sensés contribuer à cette lutte existent avec malheureusement, dans la pratique et dans les faits, des résultats plus que mitigés. Par ailleurs, pourquoi les éléments de solutions que se proposent de partager les principaux contributeurs de ce blog qui, rappelons le, occupent déjà des postes stratégiques et tactiques dans le cadre d'institutions mondiales, n'ont jusqu'à présent pas été capable de les soumettre de manière effective ou efficace à l'épreuve des faits et dans leurs fonctions respectives? Que changera ce blog? Ne s'agira-t-il pas d'une tribune supplémentaire?
Dans la vidéo du lancement de ce blog, il est rappelé que l'idée de développement a trop souvent souffert de visions étroites et du mythe relatif au "right way to tackle international poverty", tendances que le blog entend combattre. Mais comment penser crédible cet illustre objectif? Les personnes chargées de cet objectif sont à la tête des principales institutions oeuvrant dans ce domaine depuis des décennies. Comment ce blog réussira-t-il à être plus efficace là où ces personnes n'auraient éventuellement pas réussi à faire prévaloir leurs idées, visions, etc.
On ne peut qu'espérer que ce moyen offrira un espace de communication inter-institutionnel plus souple, flexible, libre sur lequel pourraient s'établir de nouveaux échanges d'idées entre ces acteurs du développement et de la gouvernance mondiale; opportunités qui aura néanmoins des limites compte tenu de la nature, du mode de fonctionnement et de prise de décision au sein de ces institutions. A ce titre, rappelons qu'il se présente plus comme un outil d'information et débat à l'endroit d'étudiants, de chercheurs et de professionnels que comme un outil opérationnel ou de prise de décision, ce qui il faut le reconnaître, n'est pas son ambition.
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16:45 Publié dans Développement , Média | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 16 juin 2007
Approches pour le développement et la coopération avec l'Afrique en question?
Alors que le dernier G8 s'inquiétait lors de la réunion de ses Ministres des Finances à Potsdam (Allemagne) tenue le 18 mai dernier du processus du ré-endettement de certains pays africains au même moment où de nombreuses campagnes et initiatives, bilatérale ou multilatérale (la plus célèbre étant l'Initiative en faveur des Pays Pauvres Très Endettés -PPTE) militent et oeuvrent pour l'annulation totale ou partielle de la dette des pays les plus handicapés par le fardeau qu'il constitue pour leur développement et le bien-être de leurs populations, ré-endettement qui serait le fait des nombreux investissements et prêts accordés par la Chine dans le cadre de son offensive économique et diplomatique sur le continent, la Banque Africaine de Développement (BAD), par la voix de son président, Donald Kaberuka, appelait, à l'issue de l'Assemblée générale annuelle de l'institution, s'étant tenue du 16 au 17 mai à Shanghai (Chine), la Chine à encore plus d'investissements et affirmait que "ce qui peut le préoccuper dans les investissements chinois, c'est qu'il n'y en a pas assez!".
Doit-on y voir un paradoxe, le signe d'intérêts ou de visions divergentes de la réalité et particulièrement des besoins de l'Afrique en terme d'investissement et d'aide ou alors l'expression d'une énième inquiétude face à un activisme, non intéressé, de la Chine (serait-elle la seule dans cette situation par ailleurs)?
En fait, lorsqu'on y regarde de plus près, ces deux positions n'ont rien de contradictoires. De fait, il est plus que jamais nécessaire d'investir en Afrique, tant les besoins de la majorité de ses pays y sont légion; besoins en termes d'industrialisation, de développement d'infrastructures de santé, de communication, de télécommunication, d'éducation, de transformation des matières premières, etc. Par ailleurs, l'aide (hors l'aide d'urgence ou humanitaire) à l'Afrique demeure un besoin et une entreprise dont les principaux engagements et objectifs restent encore non atteints (objectif de 0,70% du PIB pour l'aide publique au développement -APD- fixé dans les années 1970, différents objectifs de croissance nationaux de l'APD adopté par de nombreux pays développés, objectifs fixés par les membres du G7/G8, etc.). Autant ces deux réalités demeurent pertinentes, autant il est également clair que ces investissements doivent répondre au respect de principes et obligations pour leurs bénéficiaires, et plus particulièrement de ceux qui auront la charge de gérer ces fonds. En fait, il n'est effectivement plus question que des millions ou milliards soient déversés ou investis de manière désordonnés sans évaluer quels pourraient être leurs impacts effectifs sur la réduction de la pauvreté et la lutte contre le sous-développement.
Il est également évident que lorsqu'on voit les domaines dans lesquels se font actuellement la plupart des investissements sur le continent, il est notable que les industries extractives et minières suscitent plus d'intérêts pour la Chine et les autres investisseurs et absorbent par conséquent la plus grande partie des fonds. De ce point de vue, on se saurait parler d'un trop plein d'investissements en Afrique tant ces derniers ne bénéficient pas particulièrement aux secteurs qui en ont le plus besoin et qui sont susceptibles d'assurer un futur et un développement durable pour l'Afrique.
Par ailleurs, pour s'insurger, déconstruire et rétablir un certain nombre de vérités contre les critiques dont la politique africaine de la Chine et plus particulièrement la coopération sino-africaine est victime (souvent qualifiée de néo-colonialiste), un certain nombre d'intellectuels et d'analystes chinois essayent de faire également entendre leur voix.
13:34 Publié dans Afrique , Billet , Développement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 13 juin 2007
Renforcer la compétitivité, un des nombreux impératifs pour l'Afrique
Parmi les multiples difficultés et solutions avancées pour permettre à l'Afrique, et plus particulièrement à la majorité des pays africains de sortir du sous-développement, de réduire la pauvreté et de se mettre sur la voie d'un développement et d'une croissance durables, leur accès au marché économique et financier mondial se présente comme l'un des leviers sur lesquels il est nécessaire que des efforts soient fournis.
Cette insertion sur le marché mondial tourne autour de plusieurs axes: un plus grand accès des produits d'exportation, notamment pour les pays dont l'économie repose grandement sur une certaine agriculture ou sur le textile, aux marchés d'Amérique ou d'Europe; l'afflux d'investissements étrangers qui permettraient aux pays africains d'améliorer leurs diverses infrastructures et par conséquent de dynamiser leurs économies (extractives, de transformation et de services). Or, pour bénéficier de ces investissements étrangers, il est nécessaire qu'existe un environnement (politique, social, économique, culturel, sécuritaire, légal, fiscal, etc.) compétitif, dynamique et propice; ce qui est loin d'être le cas dans la plupart des situations. Dans le même ordre d'idée, une incitation et une dynamisation de l'entreprenariat privé constituent également l'un des leviers pour un développement et une croissance durables en Afrique.
C'est dans cette optique qu'en prélude au Forum Economique Mondial sur l'Afrique qui s'est tenu du 13 au 15 juin 2007 dans la ville de Cape Town (Afrique du Sud), a été publié un rapport sur la compétitivité en Afrique. Ce rapport est le fruit d'une coopération entre le World Economic Forum, la Banque Africaine de Développement et la Banque mondiale; il est est présenté comme le "premier sur l'environnement conjoncturel des entreprises africaines qui rassemble les connaissances et l'expertise des trois organisations, marquant ainsi une nouvelle étape en termes de coopération dans le domaine de la recherche". Il aborde un certain nombre de problématiques telles que le rôle de l'entreprenariat, des technologies de l'information et de la communication et la place des femmes dans le renforcement de la compétitivité en Afrique. Il présente également les résultats d'une enquête portant sur 29 pays, pour ce qui est de l'analyse et de la mesure de la compétitivité en Afrique, et sur 32 pays, en ce qui concerne l'analyse et l'appréciation de différents climats d'investissement. Ces résultats se fondent sur les réponses fournies par des entrepreneurs et des hommes d'affaires, ainsi que sur l'analyse de données provenant d'organisations internationales (Banque mondiale, Fonds Monétaire international, agences des Nations Unies, Union Internationale des Télécommunications, etc.) et de statistiques nationales.
Ce rapport a conclu que les entreprises africaines peuvent devenir plus compétitives à condition que les gouvernements africains et leurs partenaires internationaux améliorent l'accès aux moyens de financement, reconstruisent les infrastructures et renforcent les institutions. Soulignant le nombre croissant de projets couronnés de succès en Afrique, le rapport met l'accent sur le fait que "la difficulté d'accéder aux services financiers constitue le principal obstacle à surmonter pour les entreprises africaines, mais que les infrastructures déficientes, la corruption et la faiblesse des institutions nuisent également à la compétitivité des biens et services africains sur le marché mondial".
Les données récoltées dans ce rapport ont été organisées autour de neuf piliers: institutions (confiance en les politiciens, favoritisme, indépendance de la justice, dépenses gouvernementales, etc.), infrastructures (qualité des infrastructures -routières, aéroportuaires, portuaires-, qualité de la fourniture d'électricité, lignes téléphoniques, etc.), santé et éducation primaire (impact du paludisme, de la tuberculose et du sida sur les affaires, mortalité enfantine, espérance de vie, etc.), macroéconomie (taux d'épargne national, inflation, dette gouvernementale, taux d'échange réel, etc.), éducation supérieure et formation (qualité du système éducatif, qualité de la gestion des écoles, durée de la formation des enseignants, etc.), efficacité du marché (efficacité du cadre légal, nombre de procédures pour ouvrir une entreprise, temps requis pour ouvrir une entreprise, etc.), développement technologique (niveau d'absorption technologique dans les entreprises, nombre d'utilisateurs de téléphones mobiles, nombre d'internaute, etc.), sophistication des affaires, et innovation.
Dans le cadre de cette catégorisation, le quatuor institutions, infrastructures, macroéconomie, santé et l'éducation primaire représentent des facteurs clés pour dynamiser une économie, tandis que le trio éducation supérieure et formation, efficacité du marché, développement technologique jouent un rôle clé dans le renforcement de l'efficacité de l'économie, et le duo sophistication des affaires et innovation comme un élément clé pour développer le caractère innovant d'une économie.
Sur la base des réponses fournies par les hommes d'affaires, ont été établis les principaux facteurs constituant des obstacles au développement des affaires. Ainsi, en plus des principaux obstacles évoqués précédemment, figurent l'insuffisance de moyens de télécommunications et de transports, les difficultés liées à la fourniture d'électricité, les obstacles liées aux conditions d'accès au foncier, le système fiscal, les régulations commerciale, douanière et sociale, le niveau de criminalité, la capacité du système légal à régler les différends, etc.
Cette étude peut être d'un grand intérêt pour les potentiels investisseurs et ceux s'intéressant au milieu des affaires en Afrique. Elle permet ainsi de se rendre compte que si certains problèmes sont communs aux pays africains (et pas qu'à eux faut-il le préciser), ils n'ont pas la même proportion d'un pays à l'autre. Ainsi, si la corruption constitue un obstacle majeur au Cameroun, au Maroc, en Libye ou au Tchad, tel n'est pas le cas en Gambie ou au Botswana. Cette étude permet de relativiser de manière significative ces réalités et de remettre dans certaines proportions les maux les plus fréquemment avancés pour expliquer les retards de développement sur le continent africain.
Cet article est également publié sur Multipol
22:20 Publié dans Afrique , Développement , Rapports et publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
























