samedi, 09 août 2008
Interview d'un des auteurs du putsch en Mauritanie
Mohamed Ould Abdelaziz, l'un des principaux auteurs du coup d'état récemment survenu en Mauritanie évoque dans une interview les raisons qui ont poussé, selon lui, à ce putsch. Il en ressort qu'ils, lui et les autres auteurs, se présentent comme des sauveurs de la démocratie et de l'état de droit dans ce pays... Le coup d'état comme nouvel instrument de promotion et de protection de la démocratie, de la stabilité politique et de l'état de droit... Si dans le principe cette conception est contradictoire, dans certains contextes on en arriverait presque à se demander si cela ne mériterait pas d'être creusé...
Lire un extrait de l'interview accordé par le Général Mohamed ould Abdel Aziz, chef de la junte, au magazine Jeune Afrique
Lire l'interview accordé à RFI par le Général Mohamed ould Abdel Aziz, chef de la junte
13:05 Publié dans Afrique, Un monde en conflit | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Mauritanie, Afrique, Coups d'état
mercredi, 06 août 2008
La faillite du "modèle Mauritanien"?
22:50 Publié dans Afrique, Un monde en conflit | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Mauritanie, Afrique, Coups d'état
dimanche, 06 juillet 2008
La fuite des cerveaux encore pointée du doigt
11:50 Publié dans Afrique, Développement, International, Vu, lu et entendu | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Afrique, Fuite des cerveaux, Allemagne, Europe, Mondialisation
lundi, 23 juin 2008
Les nouveaux chantiers de la politique de coopération française
12:25 Publié dans Afrique, Développement | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : France, Afrique, Coopération, Développement
mardi, 04 décembre 2007
Les Accords de Partenariat Economique UE-Afrique en débat
Les négociations devant mener à la signature des Accords de Partenariat Economique (APE) entre l'Europe et les pays d'Afrique, Caraïbe et Pacifique (ACP) sont censées prendre fin au plus tard le 31 décembre de cette année. Même si de nombreuses voix s'élèvent en Afrique, voix notamment portées par les sous-régions Afrique de l'Ouest et Centrale ainsi que par certaines ONGs telles qu'Oxfam, pour critiquer la pression et la rapidité avec laquelle l'UE voudrait voir ces Accords signés et en appeler à la prorogation des négociations et des régimes préférentiels auquel doivent mettre un terme les APE, il est très fort probable que ce délai sera respecté. Ces critiques se fondent entre autres sur les risques que cette dérégulation ferait peser sur les productions et la capacité des marchés Africains à résister au libre échange.
Les APE sont sensés se mettre en adéquation avec les règles et principes de l'OMC - règle de la non-discrimination notamment- et de mettre fin aux régimes préférentiels mis en place par les précédents Accords de Lomé et Cotonou et particulièrement à la discrimination qu'ils produisent vis-à-vis des autres région du monde, Amérique Latine principalement. En plus de cet impératif, la fin de ce régime préférentiel, qui permettait notamment à certains produits Africains d'entrer sur le marché Européen exemptés de droits de douane, aurait montré, selon l'UE, son inefficacité et aurait échoué à permettre notamment aux pays Africains de tirer tous les bénéfices attribué au commerce, en terme de développement et de croissance économique.
A quelques jours donc d'un rendez-vous important entre l'Europe et certaines sous-régions Africaines - l'Afrique de l'Est a déjà signé ces accords avec l'UE- les débats continuent et chacun semble camper sur ses positions. Il sera intéressant de voir quelle en sera l'issue, quoiqu'il ne fasse pas trop se faire d'illusions quant sur la décision que prendront les pays Africains encore réfractaires. En attendant, l'écoute des éléments audio ci-dessous permettra d'en savoir un peu plus sur les termes du débat et les principales pierres d'achoppement.
Au cas où le débit vocal des éléments sonores n'est pas normal, cliquez directement sur "Podcast".
Lire également ces deux articles du Monde, "Equilibre Euro-Africain" et "Les pays africains refusent la libéralisation des échanges prônée par l'UE" en date du 7 décembre 2007.
09:30 Publié dans Développement, Média | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Union Européenne, Afrique, Développement, ACP, APE
jeudi, 29 novembre 2007
La contribution de l'UE à la paix et à la sécurité du continent Africain
Depuis plusieurs décennies, l'Europe, au travers notamment des Communautés Economiques Européennes (CEE) et aujourd'hui de l'Union Européenne (UE), en raison précisément des liens historiques de certain de ses membres et de sa proximité avec le continent, a joué un rôle important, au même titre que plusieurs autres acteurs tels que l'Organisation des Nations Unies (ONU), plusieurs pays occidentaux (Européens et non), y compris les Etats-Unis bien entendu, dans les domaines du développement, de la démocratisation, de l'instauration et le renforcement de la gouvernance et de l'état de droit, du soutien à l'intégration régional et de la prévention, de la gestion et de la résolution des conflits en Afrique.
Le document ci-joint aborde la contribution de l'Union Européenne en s'interrogeant notamment de savoir si cet acteur est le champion de l'environnement sécuritaire et de paix Africain. Ce faisant, il aborde le cadre juridique et politique à travers lequel se développe cette contribution; sous le couvert notamment du processus actuellement en cours visant à faire de l'UE un acteur global et réellement influent de la scène internationale, à le doter d'une politique étrangère et de sécurité commune et à renforcer ses différentes capacités civiles et militaires dans les domaines de la planification, du contrôle, du commandement et de la direction de ses interventions sur des théâtres de crise à l'étranger. Après avoir ébauché l'architecture de paix et de sécurité en train de se mettre en place en Afrique, après en avoir dresser un état des lieux de la mise en oeuvre, ce papier illustre la contribution concrète de l'UE dans les domaines de la prévention, de la gestion et de la résolution des conflits en Afrique.
19:50 Publié dans Afrique, Opérations de paix, Point de vue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Afrique, Europe, Paix et sécurité
lundi, 05 novembre 2007
La Chine respecte-t-elle les engagements qu'elle a pris envers l'Afrique?
Il y a près d'un an, en novembre 2006, à l'issu du Forum sur la coopération sino-africaine, les autorités Chinoises prenaient des engagements qui devaient permettre le renforcement de la coopération entre les deux acteurs et de soutenir le développement des pays africains en établissant un "nouveau type de partenariat stratégique avec l'Afrique caractérisé par l'égalité et la confiance mutuelle sur le plan politique, la coopération gagnant-gagnant sur le plan économique et les échanges et l'inspiration mutuelle sur le plan culturel..." Un plan d'action en a résulté intitulé Plan d'action de Beijing (2007-2009). Un an après, où en est-on dans sa mise en oeuvre et dans la concrétisation des engagements pris?
C'est la mise en oeuvre effective de ce Plan d'action et le respect des engagements pris qu'a voulu défendre et démontrer l'Ambassadeur de Chine au Sénégal, Ju Shaye, dans une tribune publiée dans la presse locale. Cette tribune évoque les "énormes efforts et (...) résultats satisfaisants" remportés dans les principaux domaines qui avaient été identifiés: domaine politique, domaine économique, coopération dans les affaires internationales et domaine du progrès social.
Sur le plan politique, le diplomate a évoqué la multiplication des échanges de haut niveau entre la Chine et l'Afrique avec, côté Chinois, au cours des huit derniers mois, les visites dans 20 pays africains du Président chinois, Hu Jintao, du Président du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale de Chine, Wu Bangguo, et du Président du Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois, Jia Qinglin, ainsi que du ministre des Affaires étrangères de Chine, et, côté africain, la visite en Chine de trois Présidents, un Premier ministre, sept ministres des Affaires étrangères et plus de 90 ministres.
De plus, "conformément au principe déterminé dans le Plan d’action de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine", les deux parties ont tenu, le 26 septembre 2007 à New York, "le premier tour des consultations politiques entre le chef de la diplomatie chinoise et ses homologues africains, pour lancer officiellement le mécanisme de dialogue politique régulier entre les ministres des Affaires étrangères chinois et africains dans le cadre du Forum". La concertation et la coopération s'est également accrue entre la Chine, l’Union Africaine (UA) et les organisations sous-régionales africaines avec notamment un soutient techniques et financiers à ces dernières; soutient qui s'est caractérisé par des "aides en matériel et en espèces aux opérations de maintien de la paix de l’UA au Soudan (AMIS) et en Somalie (AMISOM)" et par la prise en charge par la Chine de la construction d'un nouveau Centre de conférence de l'UA.
Il citera ainsi dans le domaine économique les investissements chinois qui se seraient accrus de façon régulière, les champs de coopération élargis avec, dans les "six premiers mois de l'année 2007, les investissements directs réalisés par les entreprises chinoises en Afrique ayant atteint 485 millions de dollars US" et le fonds de développement Chine-Afrique, "visant à encourager les entreprises chinoises performantes et crédibles à investir en Afrique et à s'engager dans les projets permettant d'élever le niveau technologique des pays africains, d'accroître les emplois et de promouvoir le développement socio-économique des pays d'accueil" devenu opérationnel en juin 2007.
S'il est indéniable, et louable, que la coopération sino-africaine ne cesse de s'intensifier et de se diversifier, on pourra bien sûr s'interroger sur le cadre politique (ou son absence) dans lequel cette assistance de la Chine est mise en oeuvre et notamment sur l'attitude de ses autorités sur un certain nombre de dossiers politiques tels que son soutien aux régimes de Khartoum, soutien qui a très souvent constitué un obstacle et miné les efforts entrepris au niveau du Conseil de sécurité de l'ONU. On pourrait également évoquer une fois de plus ce qu'on pourrait interpréter comme un manque de préparation de la plupart des pays africains qui n'auraient pas véritablement défendu au mieux leurs intérêts et anticipé les conséquences que pourrait avoir cette coopération pour leur marché du travail, pour leur tissu artisanal, commercial, etc. Ce qui pourrait, en partie, s'expliquer par la position de demandeur (est-ce véritablement un partenariat équitable et égal?) dans laquelle ils se trouvent, ce qui ne justifierait cependant pas un manque de vision propre.
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Notes connexes:
Chine-Afrique: les dessous d'une relation qui se voudrait mutuellement bénéfique
Approches pour le développement et la coopération avec l'Afrique en question?
10:50 Publié dans Afrique, Développement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, Afrique, Coopération



























