samedi, 05 juillet 2008

Changement à la tête du DOMP de l'ONU: occasion pour un bilan

Au courant de cet été Jean-Marie Guéhenno, l'actuel Secrétaire général Adjoint de l'ONU en charge des Opérations de maintien de la paix, quittera son poste après huit années passées à la tête de ce Département central pour la mission de maintien de la paix et de la sécurité internationales qui a été confiée à l'Organisation mondiale. Au cours de ces dernières années, le maintien de la paix a fait l'objet de nombreuses évolutions à la fois conceptuelles et opérationnelles; l'accroissement du nombre d'opérations de maintien de la paix, de soldats de la paix, les casques bleus, sont également à mettre au compte de ces évolutions. Par ailleurs, le maintien de la paix a été confronté à un certain nombre d'enjeux et défis; il a enfin eu à faire face à de multiples crises d'efficacité, de crédibilité et de légitimité de la part de certains des Etats-membres de l'ONU et de certaines opinions publiques; crises résultants d'échecs marquants, en Somalie, au Rwanda et en Bosnie-Herzégovine notamment.
 
Au moment où il se prépare à céder ce poste à un autre Français, le diplomate Alain Le Roy, Jean-Marie Guéhenno revient sur les défis auxquels sont et seront confrontées les opérations de maintien de la paix actuelles et futures dans des contextes de plus en plus complexes de reconstruction d'Etats fragiles, en faillite ou ayant faillis; contextes pour lesquels la communauté internationale ne dispose pas encore d'instruments et outils qui se soient révélés efficaces. Il a livré ses réflexions, regrets et espoirs lors d'un entretien dans le cadre de l'émission le "Talk de Paris" le vendredi 4 juillet 2008 sur la chaîne France 24.
 
Voir la vidéo de l'émission (1ère Partie, 2ème Partie)
 

vendredi, 12 octobre 2007

Les sociétés de sécurité privées en débat

La question des sociétés de sécurité privées, des sociétés militaires privées, de l'externalisation et de la privatisation de la guerre est revenue à la une de l'actualité avec les accidents et bavures ayant impliqués certains employés de la société américaine Blackwater. La polémique vient entre autre du fait que ces sociétés privées évoluent dans un cadre juridique flou, voire inexistant, en vertu notamment des règles régissant la conduite de la guerre, établies par les Conventions de Genève; il se pose également la question de savoir à qui ces sociétés, et singulièrement la société Blackwater, rendent des comptes. Le manque de transparence au sujet de leurs activités, vis-à-vis notamment du Congrès américain a été soulevé par un certain nombre de membres de la Chambre des Représentants et du Sénat.

Les deux éléments audio ci-dessous reviennent sur les enjeux de la privatisation et/ou de l'externalisation de certaines tâches et fonctions liées à la conduite des opérations militaires ou de sécurité dans le cadre d'environnements de guerre ou de conflit. Ils devraient éclairer davantage sur cette problématique.

Le premier élément représente l'émission "Les visiteurs du monde", diffusée le 11 octobre 2007 sur Radio France Internationale (RFI) et traitant des "Sociétés militaires privées".


podcast

Le second élément est également une émission de RFI, "Rivages", du 25 septembre 2005 sur les "Sociétés de sécurité privées".


--------

Au cas où le débit vocal du premier élément sonore n'est pas normal, cliquez directement sur "Podcast".

Blackwater: figure de proue de la privatisation de la guerre?

1346d45956592ef1ea225f3b9c6c84be.gifLa société de sécurité privée américaine Blackwater fait depuis plusieurs semaines l'objet d'une polémique qui a été déclenchée par les révélations sur les nombreuses bavures et les attitudes de "cow-boys" prêtées à ses membres qui auraient eu la gachette facile en Irak. Cette polémique permet de revenir sur la privatisation de la guerre, du maintien de l'ordre et l'externalisation des fonctions de sécurité que connaisent ou vont connaître de manière croissante la plupart des armées des grands pays. En effet, les sociétés de sécurité privées se présentent de plus en plus comme des parties prenantes aux conflits. A ce propos, elles constituent la seconde "armée" en Irak, derrière le contingent américain.

Le lien suivant conduit à un court élément vidéo publié sur Youtube présentant brièvement la société Blackwater et notamment ses activités aussi bien sur le territoire américain qu'en Irak. Deux autres vidéo sont également disponibles dans le coin supérieur droit du blog, sous le titre "Privatization of War".